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5 séries de Noël à binge-watcher sous la couette (avec un chocolat chaud)

Publié le

par Marion Olité

©Netflix

Parce qu'on a plus que jamais besoin de douceur alors que 2020 touche (enfin !) à sa fin.

Si la tradition des films et téléfilms de Noël possède déjà une longue histoire sur le grand et le petit écran, Netflix est en train d’étendre ce qui est devenu un sous-genre en soi au monde sériel. À n’en pas douter la concurrence s’alignera dans les prochaines années, surtout si ces séries s’avèrent des succès populaires et/ou sont saluées par la critique. L’avantage de ce genre de fictions formatées pour les fêtes de fin d’année, c’est leur marge de progression en matière de représentation et de diversité.

L’écrasante majorité de ces productions à l’eau de rose, où règnent bons sentiments et maisons illuminées, proposent en effet depuis des décennies une vision conservatrice, blanche et hétérosexuelle des couples et de la famille, leurs sujets de prédilection. Côté films, la mise en ligne de Happiest Season sur Hulu, qui met en scène pour la première fois un couple de lesbiennes (incarnées par Kristen Stewart et ‎Mackenzie Davis) ouvre la voie à de nouveaux récits, en restant dans ce cadre de la romance de fin d’année. Qu’en est-il du côté des séries que Netflix a décidé d’inviter dans la danse ?

Dash & Lily

Adaptée des romans à succès Dash & Lily’s Book of Dares, écrits par David Levithan et Rachel Cohn, cette série sucrée propose une variation choupi du fameux jeu enfantin "cap ou pas cap ?" : deux ados se lancent des défis aux quatre coins de New York à travers un bloc-notes rouge. Les geeks de Noël et de littérature – la saison 1 débute et se termine dans une librairie de rêve – y trouveront leur compte. Sans réinventer la roue des rom-com de fin d’année à la Love Actually, Dash & Lily nous a convaincus par des scènes originales (un concert de métal juif, des cours pour apprendre à faire des mochis ou bien créer sa propre marionnette !) et la diversité de ses personnages.

À travers Lily, incarnée par la solaire Midori Francis, on découvre la culture asiatique (si on ne la connaît pas), et la série a le mérite de mettre en scène un personnage gay, son frère Langston (Troy Iwata) en couple avec un homme. On espère en revanche que, si saison 2 il y a, elle s’intéressera un peu plus au BFF de Dash, Boomer (Dante Brown), trop peu développé et qui tombe dans le cliché du meilleur pote racisé uniquement là pour servir les intérêts du héros (en l’occurrence Dash). 

Virgin River

Coup d’essai, coup de maître. Si elle n’est pas à proprement parler une série de noël – elle ne met pas particulièrement en scène cette période de l’année –, la première saison de Virgin River fut lancée en décembre 2019 et cela ne doit rien au hasard. Adaptée elle aussi d’une série de best-sellers signée Robyn Carr, cette série a tout de l’héritière des téléfilms des chaînes américaines Lifetime ou Hallmark Channel achetés en France par TF1, M6 et consorts. Elle raconte l’arrivée d’une sage-femme célibataire dans la petite bourgade de Virgin River, aussi paumée qu’attirante par ses paysages sauvages splendides de la Californie. Mel (Alexandra Breckenridge) vient en fait se reconstruire après une perte douloureuse.

La citadine de LA rencontre sur place des habitant·e·s haut·e·s en couleurs et surtout Jack (Martin Henderson), un ancien marine devenu gérant de bar. Sous ses dehors cucul la praline, la série showrunnée par Sue Tenney évoque des sujets pas si joyeux, comme le deuil ou le syndrome de stress post-traumatique. Mais à Virgin River, vous trouverez toujours un·e habitant·e prêt à vous aider, vous écouter, un petit plaid et un mec qui vous retape une cabane en loft forestier incroyable en deux jours. Clairement du côté du soap de la force, Virgin River, c’est aussi cette série que l’on regarde à moitié en se marrant et en levant les yeux au ciel, mais qui finit par nous faire aimer ces personnages clichés. Mention spéciale à Annette O’Toole, qui s’éclate visiblement à incarner Hope, la mairesse de Virgin River, un personnage de septuagénaire au caractère bien trempé !

Home for Christmas

Revenons à nos lutins de Noël avec cette comédie romantique norvégienne, également lancée en décembre 2019, qui met en scène les tribulations de Johanne (Ida Elise Broch). Cette infirmière trentenaire sent la pression familiale lui tomber sur les épaules à l’approche de Noël. Histoire que ses géniteurs lui lâchent la grappe, elle ment et leur dit qu’elle a un petit ami. S’ensuit une recherche effrénée via les appli de dating, entre autres, et plusieurs tentatives pas uniquement hétéro (même si ces dernières restent majoritaires).

La saison 1 s’achevait sur un cliffhanger insoutenable : Johanne apprenait qu’un de ses collègues de travail était en crush sur elle, mais devait filer à son dîner de Noël chez ses parents. Puis la porte sonnait, une mystérieuse personne ayant visiblement fait tout le chemin pour retrouver Johanne se trouvait derrière la porte, mais qui ? Réponse le 18 décembre, date de la mise en ligne de la saison 2 de Home for Christmas ! Fun fact, la série a été imaginée par deux étudiants en marketing, Amir Shaheen et Kristian Andersen, davantage inspirés par le teen drama SKAM que les films sucrés de Noël.

How to Ruin Christmas : The Wedding

Cette prochaine série, toujours sur Netflix (pour le moment la seule plateforme à se lancer sur le créneau des séries de Noël), arrivera le 16 décembre prochain, et c’est une petite révolution en soi. Pourquoi ? Parce qu’elle raconte les déboires d’une famille noire à Noël ! Oui, vous avez remarqué aussi : les téléfilms ou séries de Noël mettant en scène des personnages principaux noirs sont rares, très rares, voire inexistants. Si elle n’est pas la dernière à militer pour plus de diversité, la plateforme a aussi besoin de cibler tous les pays. Elle va donc sortir cette comédie sud-africaine en trois épisodes, réalisée par Katleho Ramaphakela et Rethabile Ramaphakela.

Le show va suivre le retour de Tumi Sello (Busi Lurayi) dans sa famille dysfonctionnelle, pour ses premières vacances de Noël depuis des années. Ce qui s’annonçait comme le joyeux retour de la fille prodige va vite tourner à la catastrophe. Notre héroïne parvient à ruiner le mariage de Noël de sa jeune sœur avant même qu’il n’ait lieu, et va passer les six jours suivants à essayer frénétiquement de remettre les choses sur les rails. Au programme donc : du drama, du drama et du drama. On a hâte !

La Chronique des Bridgerton

Le jour de Noël sera assuré par le Shondaland sur Netflix ! Cette série d’époque, qui se présente comme la rencontre entre Orgueil et Préjugés et Gossip Girl est la première du deal passé entre la boîte de production de Shonda Rhimes et le géant américain. Cette adaptation d’une série de romans à succès signée Julia Quinn nous plonge dans l’impitoyable saison des mariages de la haute société londonienne, pendant la période de la Régence anglaise, au début du XIXe siècle. On va suivre les premiers pas de la débutante Daphne Bridgerton (Phoebe Dynevor), une jeune héritière à la recherche du grand amour, comme ses parents. Mais la perle rare se fait attendre. Autour d’elle s’agitent un paquet de protagonistes hauts en couleur, les scandaleuses intrigues de ces riches aristos étant contées par la Gossip Girl de l’époque, une certaine Lady Whistledown.

Au programme, pour twister cette série d’époque somme toute classique au premier abord : des personnages racisés et une pointe de féminisme, des marques de fabrique bien connues des productions supervisées par Shonda Rhimes. Mais ce soap de Noël nous parlera avant tout d’amour et nous enverra du rêve avec des scènes de bal enflammées et décorées comme un 25 décembre. Ça tombe bien, c’est le jour de la mise en ligne de la série sur Netflix.

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