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Ces spin-off magiques d’Harry Potter qu’on rêverait de voir en série

Le quidditch, les origines de Bellatrix Lestrange... Les idées ne manquent pas pour envoûter les sériephiles.

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Star Wars, Le Seigneur des anneaux, Alien, Le Monde de Narnia… Les sagas cinématographiques (et littéraires) cultes du XXe et XXIe siècle commencent doucement mais sûrement à s’exporter sur le petit écran. Pour les studios américains, la recette est simple, facilement adaptable et la prise de risques minimisée, puisque ces franchises ont déjà fait leurs preuves sur le grand écran. Mais pour les fans, c’est une autre histoire, puisque ces séries pourraient potentiellement ruiner leur vision de l’œuvre ou tout simplement leur passion pour ces héros (et méchants) qui ont grandi avec eux.

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Dans ce cas, autant se préparer au pire (voire au meilleur, qui sait ?) et ne pas se voiler la face : il arrivera un jour où Warner Bros. souhaitera surfer sur le succès d’Harry Potter et des Animaux Fantastiques dans le monde des séries. Daniel Radcliffe a d’ores et déjà été questionné à ce sujet dans les médias, ajoutant même sa pierre à l’édifice des nombreuses idées exploitables dans l’univers merveilleux de J.K. Rowling.

Un show sur les Maraudeurs à Poudlard ? Pourquoi pas, propose l’interprète du célèbre sorcier. Mais pour ravir les Potterheads et les futurs aficionados de magie et de quidditch, il en faudra peut-être plus. Biiinge a décidé de jouer les Nostradamus, ou devrais-je dire les Trelawney, afin d’envisager les pitchs de séries les plus excitants, qui pourraient un jour prendre un Portoloin jusque sur nos petits écrans.

#1. Les contes de Beedle le Barde

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Au cœur du voyage initiatique d’Harry et ses compagnons et de leur bataille contre Voldemort, Les contes de Beedle le Barde ont eu un tel impact auprès des lecteurs que J.K. Rowling avait finalement décidé de les éditer pour le grand public en 2008. Si ce recueil de cinq récits s’adresse avant tout aux jeunes enfants, il cache une sombre histoire d’ego et de mort à travers la fable des trois frères, détenteurs initiaux des trois Reliques de la Mort (la Baguette de Sureau, la Cape d’invisibilité et la Pierre de Résurrection).

Les contes sont d’abord évoqués dans le septième tome de la saga (Harry Potter et les Reliques de la Mort), puis dans l’avant-dernier film. Dumbledore le lègue à Hermione en sachant pertinemment que la jeune sorcière parviendra à déchiffrer ses codes et comprendre la puissance des trois Reliques. Elle finit par le lire à voix haute alors que la vie damnée des frères Peverell prend vie sous la forme d’une superbe séquence animée.

Le passage est court mais avec quatre autres contes (Le Sorcier et la marmite sauteuse, La Fontaine de la Bonne Fortune, Le Sorcier au cœur velu et Babbitty Lapina et la souche qui gloussait), on tiendrait sûrement une mini-série avec des épisodes anthologiques. Quant à la fable sur les trois frères, on sentirait bien un road trip découpé en triptyque autour d’un vilain (Antioch), d’un antihéros (Cadmus) et d’un héros juste et bon (Ignotus), famille dysfonctionnelle attachante mais ô combien troublée par ces artefacts divins qui ont fini par les consumer.

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#2. Les origines de Bellatrix Lestrange

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La puissante Mangemort au service de Voldemort a marqué les esprits des fans d’Harry Potter par sa cruauté et la partition glaçante d’Helena Bonham Carter. Dans les films, Bellatrix Lestrange est présentée comme une sorcière foncièrement mauvaise et tueuse de sang-froid, qui s’est complètement abandonnée aux forces du Mal et à la folie. Mais comment en est-elle arrivée là ?

Les livres apportent un début de réponse, mais une série dédiée aux origines du personnage permettrait d’éclaircir son obscur passé. Bellatrix a en effet été éduquée selon les préceptes d’une doctrine suprémaciste vantant la pureté du sang sorcier. Pour ses parents, les Sangs-Purs Druella et Cygnus, cette noblesse "biologique" les place tout en haut de l’échelle sociale et s’accompagne d’un racisme anti-Sang-Mêlés et Sang-de-bourbe. Endoctrinée dès sa naissance, Bellatrix n’était peut-être pas si mauvaise pendant sa jeunesse à Poudlard, où elle a également pu être corrompue par son passage à Serpentard.

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En tant que fans, on prendrait un certain plaisir (horrifiant) à (re)découvrir les dessous de la Première Guerre des sorciers, qui a vu naître les Mangemorts, mené à la torture des époux Londubat puis au jugement de Bellatrix et ses acolytes démoniaques. Et puis, ça serait l’occasion de revoir des personnages charismatiques comme Sirius Black, Lucius Malefoy ou encore Remus Lupin.

#3. La création de Poudlard

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Dans l’univers d’Harry Potter, l’école de Poudlard est un personnage à part entière. Accompagné du trio principal de la saga, on a tous pris un certain pied à arpenter les couloirs labyrinthiques du château pour s’émerveiller devant les secrets magiques qu’il renferme. Imaginez donc une série qui revient sur sa création à travers le destin de Godric Gryffondor, Helga Poufsouffle, Rowena Serdaigle et Salazar Serpentard en plein Moyen Âge, où l’on découvre les coulisses de la bibliothèque, du puissant sort de protection entourant le collège, mais aussi des nombreux donjons et autres salles cachées que les livres et les films n’ont explorés qu’en partie ?

J.K. Rowling a grandement relaté l’histoire de Poudlard sur Pottermore, afin de combler les interrogations des fans sur les siècles précédant l’arrivée de Dumbledore à sa tête. Ainsi, c’est un terrain de jeu immense qui s’offre aux scénaristes, quitte à s’orienter uniquement sur la fondation de l’école au Moyen Âge et lorgner du côté de la fantasy façon Game of Thrones. Ce serait également l’occasion de revenir aux sources des tensions qui animent les Moldus et les sorciers, mais aussi celles des élèves des différentes maisons, intrinsèquement liées aux discordes entre les quatre fondateurs et notamment la méfiance de Salazar Serpentard vis-à-vis des sorciers nés de parents Moldus.

N’oublions pas non plus que Poudlard concentre à elle seule une véritable biodiversité et mythologie. Entre ses intrigants artefacts (le Choixpeau, les escaliers magiques, les portraits vivants), les fantômes qui hantent les couloirs, les salles et les passages secrets, l’écosystème du lac et de l’immense forêt environnante, mais aussi l’histoire du corps enseignant voire des matières étudiées, les origines du collège pour sorciers est un sujet intarissable qui prolongerait l’expérience et l’univers d’Harry Potter auprès des fans les plus pointilleux.

#4. Un drama sportif sur le quidditch

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Continuons sur notre lancée avec des idées plus atypiques, qui embrassent pleinement le format sériel. L’un des éléments incontournables de la saga Harry Potter reste bien évidemment le quidditch, ce sport sur balais qui fascine et divertit la communauté des sorciers. Hormis les matchs à Poudlard et la Coupe du monde de 1994 dans Harry Potter et la Coupe de feu, les films ne pouvaient se permettre de se pencher davantage sur les coulisses et les joueurs de quidditch, chose à laquelle une série sportive pourrait remédier.

L’idée paraît loufoque, mais un ton décalé à la Friday Night Lights voire Blue Mountain State dans le monde du quidditch aurait une saveur singulière, loin du sérieux et du tragique de l’histoire d’Harry et ses amis. Ce serait l’occasion de suivre une équipe amatrice se frotter aux meilleurs batteurs, attrapeurs et poursuiveurs du monde entier. Sans oublier que, comme pour Les Animaux fantastiques, il existe un ouvrage dont les scénaristes pourraient s’inspirer : Le Quidditch à travers les âges.

#5. Une workplace comedy au ministère de la Magie

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Oui, on va peut-être un peu loin. Mais après tout, l’univers d’Harry Potter est tellement riche qu’il fourmille d’institutions magiques très peu exploitées au cours des films. Si le ministère de Cornelius Fudge, Rufus Scrimgeour, Pius Thicknesse, Kingsley Shacklebolt ou encore Hermione Granger semble austère et barbant au premier abord, pourquoi ne pas le pimper en le transformant en workplace comedy, ou comédie de bureau en bon français ?

Les multiples départements du ministère de la Magie (justice, Moldus, catastrophes magiques, le bureau des Aurors…) regorgent de problématiques à saveur comique. Une série du genre s’inscrirait parfaitement dans la lignée de The Office et Parks and Recreation, avec un twist sorcier en plus. Daniel Radcliffe a d’ailleurs passé le pas en incarnant un ange ouvrier dans la comédie de bureau Miracle Workers, qui se déroule… au paradis.

On vote évidemment pour qu’un membre de la fratrie Weasley incarne le Michael Scott du ministère et ne cesse de se crêper le chignon avec les Malefoy et autres Tonks. Et puis honnêtement, qui n’a pas envie de découvrir tous les secrets fascinants qu’abrite le Département des mystères, rapidement survolés dans Harry Potter et l’Ordre du Phénix ?

#6. Un soap sur les Poufsouffle et/ou les Serdaigle

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Et s’il était venu le temps de rendre ses lettres de noblesse aux deux maisons de Poudlard les plus sous-estimées de son histoire ? On entend toujours se chamailler les Gryffondor et les Serpentard, mais les Poufsouffle et les Serdaigle ont aussi accueilli de grands sorciers dans leurs rangs : Nymphadora Tonks, Cho Chang, Zacharias Smith, Luna Lovegood, l’inoubliable Cedric Diggory… Pourquoi ne pas s’immiscer dans leur quotidien à Poudlard le temps d’un soap magique où histoires de cœur riment avec cours de défense contre les forces du Mal ?

L’idée est saugrenue, surtout qu’on tente tous d’échapper à ces deux maisons quand on se lance dans un quiz à profil Harry Potter, mais elle permettrait aussi de s’intéresser à d’autres personnages sans toucher à la mythologie déjà existante. L’ère des familles de Minerva McGonagall et Severus Rogue n’a que trop duré, il est l’heure de remettre sur le devant de la scène celles de Pomona Chourave et Filius Flitwick !

Tous les films Harry Potter sont disponibles sur Netflix.

Par Adrien Delage, publié le 22/02/2019

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