De Summerland à Tru Calling, ces vieilles séries de M6 que vous avez peut-être zappées

Si tu te souviens (au moins vaguement) de toutes ces séries, alors t’es un vrai.

© W Network/Lifetime / © The WB / © Fox

Alors oui, s’il est vrai qu’aujourd’hui rares sont les jeunes à se poser devant les chaînes de la TNT pour mater leurs séries fétiches, le phénomène était plus courant à l’aube des années 2000. En même temps, il faut remettre les choses dans leur contexte : Netflix et son catalogue intarissable n’avaient pas encore débarqué pour ruiner notre vie sociale. Pour les vieux de la vieille qui étaient constamment branchés sur M6 en ce début de siècle, on a farfouillé dans nos mémoires pour retrouver une poignée de séries certaines de vous rendre nostalgiques.

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Le Flic de Shanghai (1998-2000)

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© CBS

Jackie Chan pouvait aller se rhabiller, la relève était assurée avec Le Flic de Shanghai, une série complètement absurde contre son gré. Diffusée sur CBS aux States, à savoir la chaîne qui produit 80 % des cop shows, elle nous invitait à suivre Sammo Law (qu’on prononçait à l’époque "Samolo" comme les bons Français que nous sommes). Policier originaire de Shanghai, Sammo pose ses valises à Los Angeles afin de traquer un mafioso chinois des plus dangereux et sera amené à s’occuper d’autres affaires mineures. On se souvient surtout des trois minutes de bêtisier qui ponctuaient chaque épisode, essentiellement composées de prises d’arts martiaux ratées.

Le Dixième Royaume (2000)

© Hallmark Entertainment

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Ceux qui mataient M6 en boucle durant les périodes de fêtes doivent forcément se souvenir du Dixième Royaume, une mini-série fantastique en cinq parties aussi longues que des téléfilms. Un peu dans la même veine que Once Upon a Time, cette coproduction américano-germano-britannique (rien que ça) déployait un univers parallèle où les contes de fées font partie du réel. L’histoire suit surtout Virginia, une jeune New-Yorkaise, qui est amenée à affronter trolls et autres créatures malfaisantes pour s’assurer que les royaumes ne tombent pas entre de mauvaises mains. Une épopée pleine de fantaisie et d’effets spéciaux cheap comme on aime !

Mysterious Ways : Les Chemins de l’étrange (2000-2002)

© CTV

On va être honnêtes, nos souvenirs de cette série sont assez flous. Importée tout droit du Canada, Mysterious Ways essayait de nous faire réfléchir à notre perception de l’occulte grâce aux enquêtes de son trio éclectique. Declan Dunn, un professeur d’anthropologie à la fac, s’intéresse subitement aux phénomènes miraculeux après avoir survécu à une avalanche. Il fait alors la rencontre de Peggy, une psychiatre qui ne croit pas du tout au surnaturel. Ensemble, épaulés par une jeune thésarde, ils vont tenter d’expliquer l’inexplicable.

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Mutant X (2001-2004)

© Marvel Studios

Et oui, comme son titre évocateur et pas si inspiré que ça l’indique, Mutant X appartient bien à l’univers Marvel. Suite à des mutations génétiques opérées dans le cadre d’un projet gouvernemental, un groupe de personnes voit son ADN modifié et développe de nouvelles capacités hors du commun. Ces X-Men du pauvre peuvent ainsi contrôler les courants électriques, assimiler des aptitudes animales ou encore faire usage de la télépathie. En clair, ils n’avaient rien à envier aux disciples du Professeur Xavier que l’on retrouvait sur grand écran, mais vivaient des aventures tout de même intéressantes et bourrées d’action. Passable.

Dinotopia (2002)

© ABC

Et si la race des dinosaures n’avait pas été totalement éradiquée de la planète Terre ? Voilà le postulat de départ de Dinotopia, une courte mini-série adaptée de romans signés James Gurney. On y suivait deux frères, Karl et David, qui échouent sur une île vraisemblablement déserte après un crash d’avion. Le truc, c’est que cette île est loin d’être inhabitée, puisqu’ils ont mis les pieds sur Dinotopia, eldorado où cohabitent êtres humains et autres tricératops. Cette série était surtout l’occasion de découvrir Wentworth Miller dans sa période pré-Prison Break. Ah, et pour la petite anecdote, Dinotopia a mine de rien remporté un Emmy Award pour ses effets spéciaux.

Tru Calling : Compte à rebours (2003-2005)

© Fox

Quelques années après l’arrêt de Buffy contre les vampires, Eliza Dushku a retrouvé du boulot grâce à la prometteuse Tru Calling, pourtant annulée après deux saisons. Elle y incarnait Tru Davies, une jeune étudiante en médecine qui décroche un poste à la morgue de la ville. Dès son premier jour, le cadavre d’une jeune femme se met à lui parler et Tru prend alors conscience d’une chose : elle est capable de remonter 24 heures en arrière pour empêcher la mort des individus qui atterrissent dans sa morgue. Glauque, on vous l’accorde, mais la série était diablement efficace. Mention spéciale pour le "Aide-moi" que lâchaient presque réflexivement ses "patients" et qui nous faisait sursauter à coup sûr.

Missing : Disparus sans laisser de trace (2003-2006)

© W Network/Lifetime

Avant d’incarner la sœur émotive du Dr. Mamour dans Grey’s Anatomy, Caterina Scorsone prêtait ses traits à Jess Mastriani, une vingtenaire qui, après avoir été frappée par la foudre, développe une capacité improbable : celle de prédire l’avenir et de voir celui de personnes disparues. Elle met très vite son don au service du FBI après avoir été recrutée par l’agent Brooke Haslet. Ensemble, elles vont tenter de résoudre les affaires les plus insolubles. Pas aussi bien que Tru Calling, mais Missing ne s’en tirait pas trop mal.

Summerland (2004-2005)

© The WB

Après le décès tragique de leurs parents dans un accident de la route, trois orphelins sont contraints d’aller vivre avec leur tante, Ava. Celle-ci est une créatrice de mode qui habite en coloc dans une baraque près de la plage, entourée par ses ami·e·s et collègues. L’arrivée de ses neveux et nièce va alors venir chambouler son quotidien et la propulser dans un rôle de mère auquel elle ne s’était jamais vraiment préparée. Mais bon, on ne va pas se mentir : si on se souvient encore aujourd'hui de Summerland, c’est surtout parce que c’est la série qui a révélé Zac Efron au grand public, alors qu’il n’était encore qu’un gosse tout juste entré dans la puberté.

Par Florian Ques, publié le 10/04/2018

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